La fin – TFGA #24

Deux ans déjà que les TFGA existent. Deux ans de top divers et variés. Pour marquer le coup, Alex a décidé d’un thème symbolique : la fin. Deux mots on ne peut plus simple qu’on peut interpréter de moult manières. Combien d’auteurs nous parleront de “la fin des cartouches” (alors qu’elles n’ont jamais disparu du paysage vidéo-ludique) ? Certains pleureront-ils sur “la fin de Sonic” ? Ou serait-ce la fin pure et simple des TFGA ? (NDLA : J’avais écrit ça AVANT l’annonce ! Suis-je donc un génie ?) Bref, les possibilités sont multiples. Je choisirai donc l’axe le plus simple : parler des fins de jeux qui m’ont marqué.

TFGA #24, les grandes fins de jeux vidéo, première !

N’apparaîtront pas dans ce TFGA

Mais commençons par parler des jeux que je n’aborderai pas ! Oui, parce qu’avoir 6, 12 ou 24 entrées dans un “Top FIVE Games Addict” ne me dérange pas le moins du monde, voici les jeux que vous (n’)avez (pas) esquivé.

Wario Land

Déjà présent dans le TFGA 22, la fin de Wario Land m’avait beaucoup marqué. Je vous invite donc à lire ce que je disais dessus. Encore aujourd’hui, c’est un très bon jeu et je dis ça en tant que non adorateur des jeux de plateforme. C’est dire !

Fire Emblem Fates

Je sais, je n’ai que trop souvent parlé de Fire Emblem. Depuis mes débuts dans les TFGA jusqu’au mois dernier, je vous rebats les oreilles avec cette licence. Je ne reviendrai donc pas sur la consécration qu’a été pour moi de finir tous les scénarios de FE: Fates en difficile. Je ne vous rappellerai pas non plus que c’était, à mes yeux, comme avoir pour la première fois fini un marathon. Non, je passerai tout cela sous silence.

Pokémon

D’habitude je parle tout le temps de Pokémon. Mais bon, la fin d’un jeu Pokémon, même si elle n’est pas désagréable, n’est pas non plus fabuleuse. Quand on voit le générique de Pokémon, le connaisseur sait que derrière, il lui reste énormément de boulot. C’est un peu comme regarder les crédits d’un The Elder Scrolls. À la fin, on relance le jeu et la partie continue.

The Witcher 3

C’est moche quand même… une des plus belles fins qu’il m’ait été donné de voir, absente de mon TFGA sur les fins. Pourtant, j’ai tellement été touché par les histoires de Geralt. Arriver à la fin de ses aventures m’a contenté presque comme aucun jeu ne l’avais fait avant lui. Alors pourquoi, me direz-vous, n’est-il pas dans ce “top” ? Tout simplement car j’en ai déjà parlé dans le TFGA #23 ! Pire encore, j’ai parlé de sa fin ! Donc vous avez pour obligation d’aller lire ce que j’ai bavé à ce sujet il y a une trentaine de jours.

Bref, voilà les fins que je n’évoquerai pas ici ! Passons maintenant aux choses sérieuses.

Metal Gear Solid 3

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Dans mon histoire de joueur, il n’y a que un seul jeu qui, une fois la fin atteinte, m’ait donnée envie de le refaire directement. Ce jeu c’est bien évidemment Metal Gear Solid 3 : Snake Eater. La fin et toute ses révélations ont, à mes yeux, fait passer ce jeu du niveau de “MGS sympa sans plus” à “OMG BEST MGS EVER !!!!”. Après l’avoir refait moult fois, il est devenu indétrônable et le restera sans doute ad vitam aeternam. Je pourrai à partir d’ici vous spoiler la fin du jeu, mais celle-ci s’appuie tellement sur ce qu’il se passe au cours du jeu et sur les relations entre les personnages que la raconter n’aurait, au choix, aucun sens, ou bien, prendrait huit plombes. Donc démerdez-vous et faites ce jeu. Allez à la fin. Puis chialez, comme tout être humain qui se respecte.

Mass Effect 3

- Mec... Tu as vu la fin qu'ils ont pondu ? - Ouais... Moi aussi ça me troue le cul.
– Mec… Tu as vu la fin qu’ils ont pondu ?
– Ouais… Moi aussi ça me troue le cul.

Pardon ? Vous pensez que Mass Effect 3 n’a pas une grande fin ? Laissez-moi vous dire que vous vous trompez ! Sa fin est grande car grande est la déception qu’elle m’a procuré. Immense même ! Comment, à la fin d’une trilogie pleine de personnages cool, de rires, de larmes… Après avoir sué sang et eau, ils ont pu penser qu’une fin comme celle-ci pourrait nous convenir ? Il est facile d’expliquer pourquoi cette fin n’est pas à la hauteur. Dans Mass Effect, durant les trois jeux, on doit faire des choix. Les conséquences de ces choix sont bien souvent montrées dans le jeu, voire même dans les jeux suivants. Personnellement, je m’attendais donc à une fin qui prendrait en compte mes choix pour que j’ai MA fin. Comme, par exemple (exemple choisi au hasard complet) The Witcher 3 me l’a proposé. Dans TW3, vous ne choisissez pas votre fin. Elle est l’extension naturelle de vos précédents choix. Elle peut vous combler ou bien vous faire regretter vos décisions, mais elle est cohérente. ME3 (comme un certain Life is Strange d’ailleurs) n’en a rien à foutre. Quoi que vous fassiez pendant trois jeux, vous arriverez toujours exactement au même point. Vous imaginez donc la déception que l’on peut ressentir devant cet état de fait. C’est d’autant plus triste que la saga en elle-même est fabuleuse. Cette fin c’est comme si votre oncle Roger arrivait bourré et chiait sur la pièce montée de votre mariage : ça met un peu les glandes.

The legend of Zelda : the wind waker

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Voilà la fin qui m’est venu en dernier. Telles que vous les lisez, ces lignes ont été les dernières à être écrites. Et pour cause, Zelda TWW ne m’est venu à l’esprit qu’en écrivant la conclusion. Il a donc volé la place attribuée à TW3, mais chut, on entre ici dans les coulisses de la conception de mes TFGA. Bref pourquoi avoir mis ce Zelda ici ? À mes yeux, il s’agit en fait de la parfaite illustration du voyage initiatique. Parti de rien, notre petit Link va surmonter les épreuves, voyager, découvrir, combattre, tomber, se relever… Pour conclure par une épique bataille. Beaucoup de Zelda sont d’ailleurs basés sur ce schéma, mais c’est avec The Wind Waker que l’appel de l’aventure a soufflé le plus fort à mes oreilles. Une fois le jeu fini, je me rappelle avoir ressenti un accomplissement comme rarement cela m’était arrivé. Dans certains jeux, on est déçu d’être déjà arrivé à la fin. Dans d’autre on est content d’en voir le bout car le jeu était une purge. Dans TWW, la fin était là où elle devait être. Jamais un “Merci d’avoir joué” ne me paraîtra plus approprié qu’à la fin de ce jeu.

Undertale

Undertale

Voilà un jeu qui a fait couler beaucoup d’encre. La puissance de l’amour que les gens portent à Undertale n’a d’égale que l’indifférence, voir même le dégoût, qu’il inspire chez les autres. Pour ma part, je fait partie des amoureux du jeu. Court mais intense, le jeu m’a aussi bien fait exploser de rire que décrocher une petite larme. J’ai débloqué deux fins dans Undertale, et les deux furent de grands moments. L’émotion y est palpable. On peut être galvanisé par ce qui se déroule sous nos yeux pour ensuite être à deux doigts de pleurer. Une des marques de fabrique du jeu, à savoir nous renvoyer à notre condition de joueur, est ici poussé à son paroxysme et c’est en ramassant les morceaux du quatrième mur qui vous est tombé sur la gueule que vous finirez Undertale avec le sourire aux lèvres. Dans deux styles totalement différents, je pense qu’Undertale et la fin de Blood and Wine (la dernière extension de The Witcher 3) sont les deux fins que j’ai préféré dans ma vie de joueur. TW3 pour arriver à parfaitement conclure cette belle épopée, Undertale pour, en m’ayant fait passer par moult émotions, me laisser le sourire aux lèvres, bouche bée devant ce que je venais de vivre. Bref, essayez Undertale. Peut être que vous n’accrocherez pas, mais essayez-le. Si vous aimez les jeux de mots à la con, les gameplays qui arrivent à vous prendre à contre-pied et les belles histoires, il n’y a pas de raisons que vous n’accrochiez pas.

The end

Au début de ce TFGA, j’avais prévu d’utiliser des balises [SPOIL] pour vous prévenir d’éventuels divulgâcheurs. Mais au fur et à mesure de mon écriture, je me suis rendu compte que, racontée seule,  une fin de jeu n’avait aucun sens. Elle n’a de sens que si l’on a vécu tout ce qui amène à cette fin. C’est d’ailleurs ce que nous raconte la chanson The world is saved que je vous ressors ici à n’importe quelle occasion. D’ailleurs cette chanson devrait être l’hymne de ce TFGA sur la fin. J’en fais ici la demande officielle !
Bref, le mois dernier je vous parlais de ce sentiment étrange qui nous envahi une fois un jeu fini. D’où vient ce sentiment ? Est-ce qu’un jour, finir un jeu ne sera que joie ? Un jeu sera-t-il capable de nous faire oublier la mélancolie qui s’empare de nous lorsque les crédits défilent ? Personnellement je ne pense pas. Une fin de jeu ne peux pas être “parfaite”. Même si finir un jeu est une magnifique récompense, on est toujours quelque peu déçu d’y être parvenu. Passé ce point, le monde dans lequel on a passé tant d’heure se fige. Plus rien ne bougera. On est comme expulsé de cet univers sur lequel on n’aura plus aucune emprise. D’un monde presque vivant, le jeu devient une photo, un tableau, que l’on regarde avec une petite larme au coin de l’œil en se remémorant les bons moments. Mais que l’on sait à tout jamais sclérosé. Rien, pas même une suite, ne pourra faire reprendre vie à ce magnifique panorama. Heureusement pour nous, la fin d’un monde n’est pas la fin de nos aventures. En éjectant la galette ou en éteignant steam, on sait que l’on pourra bientôt plonger dans un nouvel univers. Qu’il soit une extension, une suite ou une entière découverte, on sera comblé de pouvoir, une fois plus, marquer un monde de notre empreinte pour, à terme, peindre une nouvelle toile que l’on exposera dans notre galerie mentale des “jeux finis”.
L’industrie vidéo-ludique à tendance à nous pousser vers le multijoueur online, mais pour être tout à fait franc avec vous, c’est durant de longues épopées solitaires que j’ai ressenti mes plus fortes émotions de joueurs. C’est pourquoi je ne saurais, une fois de plus, que trop vous conseiller de prendre un jeu solo et de vous y consacrer à fond. Une fois fini, rien ne vous fera plus plaisir que de pousser un soupir en vous disant que… The world is saved.

Sur ce, j’espère pour vous et moi que nos vie de joueurs sont loin d’être finies. De nombreux mondes attendent encore d’être sauvés.

Live long and prosper et soyez sages !

PS : n’oubliez pas de lire tous les TFGA ! C’est le principe même du concept !

Alex Seilin Dehell Hibou
Toby One Aya Band of Geeks Tiloa
Grim Coffee Quest Stéphane Pixel Rose
Kazog PEB Sweet Nanakie Julius
Doc Addict Shayann Clémence Next-Gêne
Take This Game Sinbad Taka La Geek en Rose

8 commentaires sur “La fin – TFGA #24Ajoutez votre →

  1. Joli top l’ami ! MGS3 est effectivement un très bon choix mais tu mérites surtout ma sympathie éternelle pour avoir mentionné The Wind Waker qui est à mes yeux le meilleur Zelda de tous les temps et m’avait transporté à sa sortie (et également à l’occasion du remake HD qui m’a fait acheter une Wii U)…

    Bravo à toi en tout cas !

  2. Wow, que dire de ta conclusion si ce n’est que je la partage à 100% !

    Déjà que j’ai pour objectif depuis un moment déjà de finir mes jeux plutôt que d’acheter day one la dernière nouveauté, couplé avec mon amour des jeux solos immersifs : je ne peux qu’acquiescer 🙂

    D’ailleurs, je viens aujourd’hui même de ré-expérimenter cette sensation de vide après avoir fini Kingdom Hearts 1, un étrange mélange de satisfaction, de fierté, mais aussi de blanc terrible, et de “WTF c’est quoi cette fin” !

    Bon par contre en ce qui concerne ME3 c’est très drôle car on croirait me lire … avant le patch qui a eu lieu pour corriger la fin 😀 Vraiment, le sentiment de gâchis était le même c’est terrible, d’où sa présence dans mon propre classement d’ailleurs. Les corrections apportées, bien que mineures, ont suffit pour ma part à corriger de mon esprit les conneries de l’oncle Roger 😀

    Bravo pour ce top en tout cas Foine, il conclut là d’une bien belle manière tes TFGA !

    1. C’est sur, la maj pour ME3 améliore les chose, mais, à mon humble avis, le choix final ne devrait pas exister. La fin aurait du découler de nos précédents choix. Mais peut être était-ce trop compliquer à faire sur 3 jeux…

      En tout cas merci !
      Pour ton commentaire et pour les TFGA ! 🙂

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