Une épée cassée et un accent à couper au couteau

Il y a maintenant plusieurs mois, ce cher Light  m’a posé une question simple : “quel est ton jeu préféré ?”

Au début confiant, je vais pour répondre quand je m’aperçois que je n’ai aucune réponse à lui donner. Ma tête est alors aussi vide que mon compte en banque en fin de mois.

Événement rare alors : j’ai fermé ma gueule. Je ne pouvais pas choisir un jeu, et ça m’a perturbé. N’aurais-je vraiment aucun jeu préféré ? Certains s’en accommoderaient en justifiant qu’ils ont aimé trop de jeu, qu’il est impossible de tous les comparer sur un pied d’égalité. D’une certaine manière, ils ont raisons, mais deux choses m’ont empêché de m’arrêter à ça. Premièrement, on m’a demandé quel était mon jeu préféré, pas le meilleur jeu auquel j’ai joué. C’est une nuance d’importance capitale qui ouvre moult portes. Dans ce cadre, vous êtes autorisé à choisir un jeu potentiellement pourri, tant que vous l’aimez d’un amour véritable. Celui qui réveille les jeunes filles quand vous déposez sur leurs lèvres un baisé. Deuxièmement, pour quelqu’un qui a pour principal passion le jeu vidéo, j’ai trouvé triste de ne pas pouvoir dire “ce jeu est mon préféré”.

Donc cette question me traînait inlassablement dans le fond du crâne. Elle me hantait, comme quand vous devez penser à respirer. C’est chiant hein ? Eh ben oui, c’est chiant. Les jours passèrent, aussi chiant les uns que les autres quand la réponse vint à moi.

Plus précisément, la réponse me fut envoyé par la caz FM. Cette fabuleuse radio dans laquelle on peut écouter de vieilles OST. Et dans cette belle liste, un album retint mon attention. Quel jeu m’avait tellement marqué que je l’ai acheté au moins 3 fois ? N’y aurait-il pas un jeu pour lequel dès qu’un morceau du compositeur de la BO atteint mes oreilles, ma peau se recouvre d’une chaire dénommé “de poule” ?

Eh bien si vous avez un brin de cerveau (ce dont je en doute pas, car sinon vous ne sauriez pas lire) vous savez de quel jeu il s’agit. Le titre de ce billet voir même l’énorme image d’en-tête donne de légers indices.

L’élu est donc Broken sword. Appelé chez nous Les chevaliers de Baphomet.

Mais pourquoi ce jeu ? Car il est loin d’être parfait. Il est aussi loin d’être le meilleur point and click de tout les temps. Qu’est ce qui peut donc en faire mon jeu préféré, moi qui est tellement de gout (si si) ?

Bien évidemment, aucun argument classique ne pourrai répondre à cette question. Il y a une espèce d’alchimie entre moi et le jeu qui font que, lorsque la voix de Georges mélangé au violon de ce pub irlandais atteignent mes oreilles, je suis instantanément bien. Comme si je retournais à la maison de mon enfance. Ajoutez à ça des dialogues qui ne cesse de me faire marrer, des personnages haut en couleur et des paysages variés et colorés, vous comprendrez pourquoi je peux jouer à Broken sword jusqu’à me faire une tendinite à l’index à force de cliquer.

Et si je ne parle ici que du premier jeu, sachez que le deuxième épisode est tout aussi bien. Et qu’il a la même place dans mon petit cœur de joueur que son aîné.

Maintenant, comment conclure ce billet ? Vous l’aurez compris, mon “jeu préféré” est un jeu parmi tant d’autre, mais qui pourtant me fait quelque chose à chaque lancement. Je tiens donc à remercier l’ensemble des créateurs de ces jeux, et plus particulièrement Barrington Pheloung qui a composé des morceaux qui m’ont marqué comme la vache d’un cowboy texan.

Et vous ? Avez-vous déjà réfléchi à la question “quel est mon jeu préféré ?”. Et surtout : avez-vous trouvé une réponse qui ne changera probablement jamais ?

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